La réglementation : un frein à l'innovation ?

 

Suite à ces modifications, certains fournisseurs se sont orientés vers le développement d’ingrédients multi-applications et multifonctions en optimisant des ingrédients connus ou  des actifs aux vertus incontestables avec de nouvelles fonctionnalités dans le but de les objectiver au maximum pour avoir le meilleur rapport sécurité/efficacité. D’autres ont privilégié l’originalité et ont décidé de proposer un catalogue de produits plus petits avec des ingrédients novateurs et performants. A long terme, le but de ces différents types de fournisseurs est d’utiliser des substances conformes à l’export en fonction des multiples réglementations à l’international.

Il en va de même pour la conception de nouveaux produits finis, il faut anticiper la demande et trouver un moyen d’éviter les coûts supplémentaires tout en restant en conformité avec la réglementation. Le choix des matières premières est alors primordial, il devient nécessaire d’utiliser des ingrédients connus et des actifs objectivés et testés.  Les laboratoires proposent donc de nouvelles galéniques afin d’accroître les propriétés d’ingrédients couramment utilisés et ainsi faciliter les démarches réglementaires. Le challenge devient donc de trouver un juste milieu entre innocuité et efficacité du produit cosmétique.

Il est donc vrai que la réglementation impose une nouvelle réflexion sur la conception de produits inédits. Cependant, cela ne va en aucun cas freiner l’innovation cosmétique. Il s’agit plutôt d’un défi supplémentaire qui demande un travail d’équipe important, et particulièrement pour le pôle  formulation qui nécessite un temps d’adaptation dédié à l’élaboration de futures formules révolutionnaires.