Réglementation internationale

 

Le deuxième argument est également très restrictif : chaque pays possède son propre règlement. Cela implique énormément de divergences concernant les matières premières présentes dans les produits cosmétiques. En Europe, depuis le 11 juillet 2013, le règlement 1223/2009 est à respecter à la lettre. Il comprend notamment une liste d’ingrédients qui sont interdits, une liste qui stipule les restrictions (tel ingrédient ne doit pas dépasser la concentration de X% dans le produit fini), ainsi que les listes comprenant les colorants, conservateurs et filtres autorisés. Chaque pays ayant son propre règlement, il possède alors également ses propres listes. Ces listes sont toutes très différentes concernant les pourcentages de restrictions des substances, même pour le produits utilisés couramment. Il faudrait faire un comparatif de l’ensemble des listes à l’international et ensuite créer à partir des concentrations les plus restrictives un produit unique. Néanmoins cela demande énormément de temps de veille.

Enfin, une extension à l’international a non seulement un coût élevé à cause des taxes, mais est aussi un projet sur le long terme car semé d'embûches. En effet, il faut satisfaire les douanes de chaque pays. Cela devient vite très compliqué : la langue représente une barrière très difficile à franchir. Imaginons qu'après d’innombrables recherches, notre gamme standard est enfin élaborée et que nous possédons les formules définitives. Comment réaliser à présent les packagings ? De même concernant la rédaction des mentions obligatoires d’étiquetage. Chaque pays impose un langage adapté sur l’emballage du cosmétique, certains exigent même une notice rédigée dans la langue officielle. De plus, il est difficile de satisfaire des européens et des asiatiques avec un seul et même produit : leurs peaux sont différentes, ont des besoins différents, et donc nécessitent des soins spécifiques.

Pour conclure, bien que la création d’une gamme standard étendue à l’international soit une excellente idée, ce type de projet est aujourd’hui très limité. Il reste néanmoins envisageable, mais si et seulement si l’on accorde énormément de temps et de moyens à la veille internationale.